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vendredi 15 février 2013

Santé : Toujours trop d'antibiotiques en France

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Malgré globalement une baisse de la consommation d'antibiotiques depuis dix ans, leur utilisation reste encore trop banalisée, que ce soit chez l'homme, mais aussi chez l'animal.

Dans l'un de ses derniers bulletins, le professeur Rabaud, président de la Société de pathologie infectieuse, appelle à un "juste usage des antibiotiques". Il rappelle en effet que "chaque gramme utilisé en médecine est humaine ou vétérinaire a un impact sur l'émergence de résistances".
Or, la France se distingue toujours de ses grands voisins européens par une consommation annuelle bien plus élevée. La consommation d'antibiotique en France est par exemple trois fois supérieure à celle de la Suisse ou des Pays-Bas. "La baisse a été plus marquée au début des années 2000. Depuis quelques temps, note le Pr Rabaud, une tendance à la reprise se manifeste". Ce constat justifie selon lui le nouveau Plan d'alerte sur les antibiotiques 2011-2016 qui, pour la première fois, affiche un objectif quantifié de réduction de 25% sur la consommation d'antibiotiques. Un autre plan concerne les soins vétérinaires : "Cette coexistence est indispensable, car il n'existe aucune barrière à la diffusion des bactéries multi-résistantes".

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lundi 17 septembre 2012

Les médicaments inutiles et dangereux !

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Un médicament sur deux est inutile, un gaspillage qui coûte 10 à 15 milliards d’euros à la Sécu : un an après un rapport au vitriol sur le Mediator, les médecins spécialistes Philippe Even et Bernard Debré lancent une nouvelle charge contre l’industrie pharmaceutique. Bernard Debré et Philippe Even s'étaient vu confier par l’ancien président Nicolas Sarkozy une mission à la suite de l’affaire du Mediator et lui avaient remis en mars 2011 un rapport au vitriol sur la réforme du système du médicament. Ils sortent maintenant un livre intitulé "Le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux" et recensent parmi ces 4000 médicaments, 50% de médicaments inutiles, dont 5% dangereux !

Le Pr Even s’en prend tout particulièrement aux statines, les médicaments contre le cholestérol, "avalés par 3 à 5 millions de Français", qui coûtent "à la France 2 milliards d’euros par an" et qu’il juge "complètement inutiles". Pour l’auteur d’un rapport sévère sur le Mediator publié en 2011, la faute de cette dérive est à chercher dans le "laxisme, la démagogie, l’incompétence et la corruption" : "Je crains que ce soit avant tout (lié à) l’incompétence, arrosée par la corruption assurée par l’industrie pharmaceutique pour se procurer les 20% de bénéfices qu’elle s’accorde chaque année", dit Philippe Even.

C'est un autre son de cloche du côté de l'industrie pharmaceutique, qui considère que c'est un livre qui "alarme inutilement les malades" et qui n’est "qu'amalgames et approximations", bref "un énième réquisitoire de Bernard Debré et Philippe Even". "Que nous consommions trop de médicaments dans notre pays, c’est tout à fait évident. (…) De toutes les façons, les laboratoires qui demandent les autorisations sont obligés de s’appuyer sur des études d’efficacité qui méritent d'être revisitées", a déclarée Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Santé.

Quoi qu'il en soit, pour vous faire votre opinion le Nouvel Observateur a publié la liste des médicaments qui, selon le livre, seraient à proscrire, car dangereux. On y retrouve des médicaments cardio-vasculaires, des anti-inflammatoires, des pilules anticonceptionnelles, des antidiabétiques, des anti-parkinsoniens, des anti-ostéoroporose, des anticrampes musculaires, des stimulant respiratoire, des antitabac et des anti-angiogènes en cancérologie.
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samedi 8 septembre 2012

Sécurité routière : les antidépresseurs augmentent les risques d'accidents

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La prise d'antidépresseurs entraînerait un risque significatif d’être responsable d’un accident de la route, selon une étude nommée CESIR-A réalisée par l'Inserm (Institut nationale de la santé et de la recherche médicale), en collaboration avec l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Cette étude, lancée en 2003, s’appuie sur les données recueillies par la police sur les accidents de la route entraînant des dommages corporels, et les données de l’Assurance maladie. L'équipe Inserm "Prévention et prise en charge des traumatismes", qui coordonne cette étude en partenariat avec l'Afssaps, la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés et l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité, a trouvé un risque accru d'accident de 34 % pour les 2 936 conducteurs qui avaient pris au moins un antidépresseur la veille de l'accident.

La prise d’antidépresseurs est donc globalement liée à une augmentation du risque d’être responsable d’un accident de la route, selon les résultats de cette étude publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry. "Ce résultat n’est pas surprenant" commente Emmanuel Lagarde, épidémiologiste à l’ISPED (Université Bordeaux Segalen- Inserm), qui coordonne cette étude, car le début d’un traitement est une phase d’acclimatation de l’organisme à un nouveau médicament où ces effets secondaires ont le plus de chances de se faire sentir. "L’une des grandes difficultés de ce type d’étude est de pouvoir différencier les effets de la maladie elle-même de ceux des traitements dans le risque d’accident, ce qui n’est pas évident" explique encore Emmanuel Lagarde. Il précise ensuite : "À mon avis, il n'y a pas d'effet médicament sur le long terme, les gens qui sont sous antidépresseurs ont plus d'accidents effectivement, mais pas à cause du médicament". Avant d'ajouter qu'il ne faut "surtout pas dire aux gens de ne pas prendre d'antidépresseurs lorsqu'ils conduisent" car "ce serait la catastrophe". "Il y a des périodes pendant lesquelles il faut être particulièrement vigilant et les praticiens doivent prévenir leurs malades quand ils débutent ou changent un traitement", explique Emmanuel Lagarde, co-auteur de l'étude en ajoutant néanmoins que "les gens qui sont sous antidépresseurs ont plus d’accidents effectivement, mais pas à cause du médicament".

Cette étude apporte donc un éclairage intéressant sur la question des antidépresseurs et il montre qu'une attention toute particulière doit être portée aux périodes d'initiation du traitement ainsi que de changement de posologie ou de médicament, car c'est alors que les risques d'accident sont significativement les plus importants.
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jeudi 6 septembre 2012

La CPAM épingle une pharmacie qui ne vendait pas assez de génériques

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Une pharmacie des Deux-Sèvres située dans la région de Niort s’est vue notifier au mois de juillet qu’elle serait déconventionnée, en raison d’un manque de délivrance de médicaments génériques. Ainsi, cette pharmacie s'est vue déconventionnée pour un mois, une sanction infligée par l'assurance maladie pour n'avoir pas délivré suffisamment de médicaments génériques, a-t-on appris auprès de l'officine, qui assure être la première ainsi sanctionnée.

L’Assurance maladie met de ce fait en pratique sa volonté de faire des économies. Elle s’était déjà fermement engagée, en juillet dernier, à ne pas faire bénéficier de tiers-payant aux assurés qui refusent des médicaments génériques proposés en pharmacie.

Dans le cas de la pharmacie des Deux-Sèvres, l'Assurance maladie nous explique que "le taux de distribution de médicaments génériques dans l'officine incriminée se situe de 30 à 50% alors que la majorité de la profession dans le département affiche des taux compris entre 75 et 80 %" (Julien Bouchereau, responsable régulation-juridique de la CPAM locale pour le Courrier de l'Ouest).
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vendredi 6 juillet 2012

Médicaments : les Français plus raisonnables

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L’étude menée par le groupe de réflexion LIR (groupe de réflexion qui représente seize filiales rattachées à des groupes pharmaceutiques internationaux) a analysé sur les dix dernières années les habitudes de consommations de médicaments des habitants de sept pays européens (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) concernant huit classes de spécialités médicamenteuses : antibiotiques, anxiolytiques, antidépresseurs, antiulcéreux, hypolipémiants, antihypertenseurs, antidiabétiques et antiasthmatiques. Ces huis classes thérapeutiques ont été choisies car sur la période 2000-2011, elles représentent entre 35 % et 40 % des dépenses médicamenteuses dans l'ensemble des pays étudiés.

Sur ces 10 ans de consommation de médicaments en volume, l'étude souligne que la France affiche le taux d’évolution le plus faible en matière de consommation de médicaments, inversant progressivement la tendance. L'étude tend à montrer "la fin de l’exception française" en matière de forte consommation de médicaments, se situant désormais dans la moyenne européenne, notamment parce qu'elle est rattrapée par ses pays voisins qui, eux, consomment plus de médicaments.

Très gros consommateurs de médicaments jusqu'au début des années 2000, les Français ont mis la pédale douce sur certaines familles de médicaments sans pour autant réduire drastiquement leur consommation. Ainsi, cette modération de la consommation de médicaments s’explique d’abord par la politique très volontariste conduite par l’assurance-maladie pour réduire les dépenses de médicaments, avec des campagnes de bon usage et des mesures incitatives vis-à-vis des généralistes pour qu’ils diminuent leurs prescriptions de certains produits.
"Si la France a connu un niveau comparativement élevé de sa consommation en volume par habitant de ces médicaments, un rattrapage s’est progressivement opéré en Europe, conduisant à une convergence des niveaux de prises en charge du diabète, du cholestérol, de l’hypertension artérielle (HTA) et de la dépression ", insiste le LIR.
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lundi 11 juin 2012

Baisse de la consommation des médicaments génériques en France en 2011

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Selon Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale de la Gemme, l’association des industriels du générique, ce recul a d’abord des causes mécaniques : «L’an dernier, certains génériques ont été déremboursés et des médicaments largement générisés retirés du marché».

La France est donc loin de rattraper son retard sur ses voisins européens : le taux de pénétration des génériques était de 23,86% fin 2011 (contre 24,39% fin 2010) contre autour de 60% en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Danemark, en Roumanie, en Bulgarie, ou en Pologne, selon des données du Gemme (association de fabricants de génériques). Seuls le Portugal, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande, l'Italie et la Grèce font moins bien, mais "ils progressent", souligne Catherine Bourienne-Bautista.

"Pour des personnes âgées, quand vraiment je sais que c'est compliqué, je demande le princeps", témoigne un médecin généraliste à Paris, qui inscrit le reste du temps le nom de la molécule, laissant le choix au pharmacien de proposer le générique.

"Il y a une propension des médecins français à utiliser davantage de produits brevetés, par rapport à leurs confrères européens : quand une molécule est génériquée, son taux de progression s'arrête et sa part sur le marché diminue"

Frilosité des patients, appel à la prudence de l'Académie de médecine, réserves de certains médecins : plusieurs facteurs semblent expliquer la baisse de consommation de médicaments génériques en France constatée par l'assurance maladie qui espère inverser la tendance.

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