vendredi 21 septembre 2012

PSA : L' affront fait au vieux lion chassé du CAC 40

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La menace planait et elle s'est finalement concrétisée : le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a été retiré du prestigieux CAC 40, coup dur en terme d'image pour l'ancien fleuron industriel en pleine crise et déclin boursier.

Il s'agit d'un nouvel affront pour le groupe français qui faisait partie de l'indice vedette de la Bourse de Paris depuis la création de ce dernier, fin 1987. PSA Peugeot Citroën, qui s'est retrouvé cet été sur le gril à cause de son plan de restructuration prévoyant la suppression de 8000 postes, n'était pas disponible pour commenter la nouvelle.
Son successeur au sein du CAC 40 sera le groupe belge de chimie Solvay (qui a conclu en 2011 le rachat du français Rhodia), à partir de lundi prochain 24 septembre, selon une décision prise jeudi 6 septembre par le Conseil scientifique des indices et annoncée par l'opérateur boursier NYSE Euronext. Le groupe belge, coté historiquement à Bruxelles, n'est échangeable sur le marché parisien, par le biais d'une double cotation, que depuis le début de l'année.

Le Conseil scientifique des indices fonde ses décisions sur deux critères majeurs, la taille du capital flottant (capital négociable en Bourse) et le nombre d'échanges enregistrés sur les titres. Certains analystes relèvent que la dimension politique et symbolique pèse également dans les décisions du Conseil. Pour PSA Peugeot Citroën, il serait donc passé outre à ces aspects. Le secteur automobile français ne conserve que deux membres dans l'indice vedette, à savoir Renault, concurrent direct de PSA Peugeot Citroën, et le groupe de pneumatiques Michelin.
PSA Peugeot Citroen, qui a perdu près de 43 % de sa valeur depuis le 1er janvier, est en plein marasme financier et a vu récemment son titre descendre à des niveaux historiques, faisant fondre sa capitalisation boursière, à un peu plus de 2 milliards d'euros jeudi 9 septembre, le reléguant aux alentours du 80ème rang du classement des capitalisations de la place parisienne.
Le groupe avait annoncé, outre la suppression de 8000 postes, la fermeture à l'horizon 2014 de son usine d'assemblage d'Aulnay-sous-Bois. Il avait auparavant conclu en février un partenariat avec General Motors en vertu duquel le géant automobile américain a notamment pris 7 % du capital du constructeur français.

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