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mardi 24 juillet 2012

Fukushima : TEPCO et le gouvernement Japonais accablés

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450 pages accablantes d'un nouveau rapport commandé par le gouvernement japonais lui-même à un comité d'ingénieurs, de chercheurs, de juristes et de journalistes à la suite de la catastrophe survenue le 11 mars 2011 à la centrale Fukushima Daichi (nord-est du Japon), après un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant qui a submergé les installations. Ce rapport arrive alors que le Japon relançait un réacteur nucléaire au début du mois de juillet.

Pour la commission d'enquête, "le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont TEPCO, et le gouvernement n'ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays".
Ainsi, l'accident nucléaire de Fukushima a pu se produire à cause d'un "aveuglement" de l'opérateur TEPCO (Tokyo Electric Power Company) et des régulateurs, qui n'ont pas su envisager les conséquences d'une catastrophe naturelle, et il n'est toujours pas certain que les autres centrales y soient bien préparées, souligne encore la commission d'enquête dans son rapport paru hier, lundi 23 juillet 2012.

Avec ce rapport, le gouvernement cherche à faire porter la responsabilité de l'accident Fukushima sur TEPCO, alors qu’il s’est toujours gardé de surveiller les activités de TEPCO. En effet, seul l’opérateur disposait des connaissances nécessaires dans le domaine nucléaire, et il s’est toujours gardé, lui, de les partager avec des autorités de surveillance, ignorant tout ou presque, du fonctionnement d’une centrale nucléaire.
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samedi 21 juillet 2012

Essais Nucléaires : Une expertise relance les espoirs des victimes

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Des expertises sur un "lien vraisemblable" entre les essais nucléaires français en Algérie et Polynésie et les cancers de militaires exposés relancent les espoirs d'indemnisation des victimes.

L'enjeu est de taille pour les victimes potentielles : 150.000 personnes civiles et militaires ont participé de près ou de loin aux 210 essais français conduits au Sahara algérien et en Polynésie entre 1960 et 1996. Et une poignée seulement a obtenu des indemnisations.
Un "lien vraisemblable" existe entre les retombées radioactives des essais et les cancers de militaires exposés, a affirmé, hier, un expert medical diligenté dans le cadre de l'information judiciaire ouverte à la suite de la plainte déposée en 2003 par des victimes.
Ce lien est établi dans six des quinze cas examinés par Florent de Vathaire, directeur de recherche en épidémiologie à l'Inserm. Or, sur les 720 dossiers portés par l'Association des vétérans des essais nucléaires français (Aven), seuls quatre ont donné lieu à indemnisation.

La question du lien de causalité strict...
"Il y a un point de contestation fort", a résume Jean-Paul Teissonnière, l'avocat des victimes. "Pour le ministère de la Défense, les risques sont négligeables et donc dans 99 % des cas, il y a un refus d'indemnisation", même "lorsque les gens ont une maladie prévue par la loi et qu'ils étaient à un endroit prévu par la loi" pendant les essais nucléaires, a-t-il expliqué.
Les nouvelles expertises sont "porteuses d'espoir", a souligné Patrice Bouveret, de l'Aven. "Cela va permettre de relancer le travail des juges huit ans après le dépôt de la plainte, cela va permettre aux juges de demander la levée du secret défense en matière de mesure des retombées radioactives et cela apporte des éléments pour modifier la loi" d'indemnisation, a-t-il noté.
Seule difficulté : Il n'y a pas de lien de causalité stricte entre les maladies constatées et les essais. "D'un point de vue scientifique, on ne pourra jamais affirmer avec certitude telle ou telle causalité et ce pour une raison simple : ces cancers ou ces leucémies ne sont pas uniquement causés par les radiations", explique l'expert.
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lundi 2 juillet 2012

Malgré Fukushima, le Japon relance un réacteur nucléaire

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Le réacteur 3 de la centrale d'Ohi à l'ouest du Japon a été relancé dimanche malgré l'opposition de citoyens traumatisés, marquant ainsi le retour de l'énergie nucléaire sur l'archipel depuis le désastre atomique de Fukushima en mars 2011 et la fin d'une brève période sans énergie nucléaire.

L'ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel avaient en effet étés maintenus à l'arrêt à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière, et seules les unités 3 et 4 d'Ohi ont pour le moment été autorisées à redémarrer après avoir franchi les examens techniques et obstacles politiques. Aujourd'hui, la municipalité d'Ohi, la préfecture de Fukui (province où se trouve le réacteur) et le gouvernement central ont jugé que ces réacteurs pouvaient être remis en exploitation en toute sécurité sur la foi de tests de résistance validés par les instances de contrôle.

Les sismologues ont pourtant lancé des mises en garde, sachant que les travaux de renforcement contre les séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans. Mais c'est sans compter que la nécessité d'importer davantage de pétrole et de gaz naturel pour faire carburer à plein régime les centrales thermiques réduit l'indépendance énergétique de l'archipel et gonfle la facture d'achat de marchandises à l'étranger, engendrant de colossaux déficits commerciaux!
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