vendredi 31 août 2012

Rafael Correa : Situation bloquée dans l'affaire Julian Assange

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Le président équatorien Rafael Correa a déclaré qu’il ne voyait pas la Grande-Bretagne ou la Suède changer de position par rapport à Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, réfugié depuis deux mois à l’ambassade de l’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé à Stockholm.

En effet, Assange est toujours réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres, après y avoir obtenu l'asile politique, tandis que la Grande-Bretagne reste toujours aussi déterminée à l'arrêter dès qu'il sortira de cette ambassade afin d'exécuter une décision de justice ordonnant son extradition vers la Suède (La justice britannique a décidé qu’il devait être extradé en Suède, où il doit être entendu dans une affaire de viol et d’agression sexuelle présumés).

Julian Assange et Rafael Correa sont aujourd'hui persuadés, malgré les démentis de Washington, qu’il pourrait ensuite être transféré aux États-Unis pour y répondre de faits de trahison suite aux diverses révélations de WikiLeaks. Or, selon le président équatorien, si Julian Assange reçoit la garantie de Londres et de Stockholm qu’il ne sera jamais extradé aux États-Unis, alors il déclinera l’offre d’asile de l’Equateur et ira se défendre devant la justice suédoise. Car comme le précise le parquet, "Si l'enquête préliminaire détermine qu'il y a suffisamment de preuves pour poursuivre Julian Assange, sa présence en Suède est exigée pour qu'un procès puisse se tenir et la peine éventuelle être exécutée".

Mais dans une interview accordée à Reuters dans un studio de télévision à Quito, capitale équatorienne, Rafael Correa s’est dit "sceptique" quant à l'éventualité d'un changement de position de la Suède ou de la Grande-Bretagne, "parce que ce n’est pas dans leurs habitudes, et encore moins quand ils discutent avec un pays du tiers-monde comme l’Equateur".

Une situation bloquée ?

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