mercredi 1 août 2012

Laurent Delahousse reste sur France 2. Explications...

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Après des discussions avec TF1, Laurent Delahousse a choisi de rester sur France 2 pour allier l'information et les documentaires. Explications.

À l'occasion de la présentation du premier numéro de "Un jour, un destin" de la rentrée sur Bernard Giraudeau, Laurent Delahousse a fait le point sur l'agitation médiatique dont il a été l'objet ces dernières semaines. "J'ai vécu une zone de turbulences que j'affectionne peu",  lâche-t-il. Le journaliste qui a rencontré plusieurs personnes à TF1 a finalement opté pour la continuité sur France 2. "J'avais un choix à faire et je l'ai fait. Je reste fidèle à une rédaction qui m'a hébergé et avec laquelle j'ai semé des graines depuis six ans. Et puis j'ai encore envie de raconter des histoires."

Voilà bien le point central du travail de Laurent Delahousse depuis son arrivée à France 2. Celui de raconter des histoires. A commencer par les JT qu'il présentera dès septembre, trois week-ends sur quatre, afin de "profiter davantage de sa famille. Pendant des années, explique-t-il, on passait dix-huit sujets d'une minute vingt d'affilée. Aujourd'hui, je pense avoir contribué à faire évoluer les codes du JT, avec le grand format de 6-7 minutes et l'écriture feuilletonesque du 13 h 15. L'écriture du journal n'est pas terminée, bien au contraire, elle peut encore évoluer". Il a d'ailleurs proposé à la direction la possibilité d'une case, le dimanche, entre 19.30 et 20.45. "Une sorte de late show à l'américaine, un news magazine incluant le journal. L'info sur France 2 est puissante, intense, réactive, mais ce n'était pas le moment. Je ne suis ni déçu, ni frustré, ni en colère. Je le proposerai a nouveau plus tard."

En revanche, son "appétit du documentaire" est à nouveau comblé avec une nouvelle saison de Un jour, un destin. La forme narrative exigeante et sérieuse, qui offre une plongée dans l'intime, a réussi en quatre ans et quarante épisodes à s'installer confortablement sur France 2. "À partir d'une personnalité, on enquête deux mois, puis on établit un synopsis, anglé, chapitré, avec un vrai souci d'écriture, de montage et une justesse dans les illustrations, sans reconstitution aucune. Chaque opus nécessite neuf mois de travail."

Laurent Delahousse reconnaît également être tenté par la fiction et aimerait "passer du biopic de Un jour, un destin au long métrage et explorer une nouvelle forme narrative". Mais pour l'heure, le journaliste pense à ses vacances dans le Sud-Ouest, avouant, en cette fin de saison, un état "d'asthénie intellectuelle". "Je n'ai plus d'idées. La télévision c'est bien, mais la vie, c'est bien aussi, non ?"

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