jeudi 21 juin 2012

15 millions de tonnes de surcharge pondérale néfastes à l'écologie

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Evolution de l'homme : du singe à l'obésité

En se fondant sur des chiffres des Nations unies et de l'Organisation mondiale de la santé datant de 2005, les chercheurs ont estimé que le poids de la population mondiale (qui s'est encore accrue depuis) était de 287 millions de tonnes, dont 15 millions liés au surpoids (indice de masse corporelle supérieur à 25) et 3,5 millions attribués à l'obésité (IMC supérieur à 30).


Mais les différences nationales sont immenses, entre l’Amérique du Nord qui représente 6 % de la population mondiale et 34 % du poids dû à l’obésité, et à l’opposé, l’Asie et ses 2,8 milliards d’adultes, qui ne se retrouve impliquée qu’à hauteur de 13 % dans l’obésité. Ajouté à celui de la surpopulation (rappelons que les experts prédisent 9,5 milliards d’êtres humains sur Terre à l’horizon 2050), le problème s’aggrave au détriment des forêts, dévastées au profit de l’agriculture et de l’élevage, lequel participe activement au réchauffement climatique de par les importants rejets carbone qu’il génère, et de nos océans, qui souffrent de la surpêche.

Poussant sa logique à l'extrême, l'équipe explique ainsi que, si la situation des États-Unis devenait la norme, l'humanité pèserait 58 millions de tonnes supplémentaires, soit l'équivalent en masse d'un peu moins de 1 milliard d'individus de corpulence moyenne et, en dépense énergétique, de 473 millions d'adultes de 62 kilos.

D’après les spécialistes, une répartition raisonnable et équitable des ressources de la planète pour tous les êtres vivants, humains ou non, suppose que l’Homme consomme toutes les ressources disponibles de façon mesurée afin de ne pas dérégler complètement l’écosystème. Or, si la progression de l’embonpoint se poursuivait et si les adultes tendaient vers un poids moyen proche de celui enregistré aux Etats-Unis (80,7 kilos contre une moyenne mondiale de 62 kilos), les dépenses énergétiques s’accroîtraient considérablement : cela reviendrait à ajouter 473 millions d’habitants (de 62 kilos) sur la planète.

Faut-il donc souhaiter que nous devenions tous biafrais ? Non, mais au lieu de nous focaliser uniquement sur le nombre d'individus et "avant de reprocher aux femmes africaines de faire trop d'enfants", le professeur Ian Roberts, interrogé par la BBC, estime que "nous devrions également nous poser la question de l'impact environnemental de cet excès de poids".


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